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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 15:34
aller en classe? pfff pas envie!

BIen sûr les vacances c'était hier et on a encore la tête à la plage, on se traîne un peu même si la rentrée c'était super! Retrouver ses copains, se raconter l'été, c'est bien mais la nouvelle maîtresse n'est pas terrible... ou bien "j'ai récupérer le prof qui ne m'aime pas!"... ou "ils ne sont pas sympas dans ma classe et je ne connais personne"...

Certains franchissent le Rubicon mais d'autres se bloquent. Cela peut être le début de soucis car la morosité de la rentrée peut se transformer en incapacité à faire face à l'école, au collège ou au lycée. Que faire face à son enfant qui refuse purement et simplement de refoutre les pieds en classe! Le traîner de force? lorsque votre grand ado qui vous dépasse d'une bonne tête met la poudre d'escampette, difficile de le traîner jusqu'au lycée! Il faut être vigilent et surveiller les absences car s'il ou elle "sèche" à répétition, cela marque un certain rejet et dans tous les cas une difficulté à faire face soit au prof, soit au regard des autres, soit à l'angoisse de ne pas y arriver, soit à entrer dans le cadre... Le processus d'autonomisation des enfants passe par de constants va-et-vient. Il est normal qu'ils s'échappent et reviennent se réfugier à la maison mais il faut veiller à ce qu'ils repartent et dépassent leurs inquiétudes.

La confiance n'est pas donnée, elle se conquiert : en acceptant la séparation, en maintenant le dialogue, en posant des balises.

Mes jeunes patients sont souvent vent debout face à la rentrée scolaire : c'est trop pour eux et l'anxiété les ronge. La moindre contrariété peut les faire chavirer et leur mettre la peur au ventre à l'idée de reprendre le chemin des cours. Avant de les déscolariser (certains parents y pensent tant le refus d'aller en classe devient phobique) et leur accorder de ne plus quitter leur tanière, il est important de penser à tout ce que cela peut entraîner : une plus grande solitude, un isolement certes réconfortant dans un premier temps mais vite problématique et surtout le risque de se retrouver hors jeu socialement. Le refus d'aller en classe doit alerter et doit être pris au sérieux ; c'est souvent le clignotant qui révèle un mal être plus profond, plus sournois ; consulter est nécessaire et souvent salvateur. Trop d'anxiété, trop d'émotion, la peur du regard de l'autre et du jugement, la crainte de ne pas être à la hauteur signent souvent le portrait d'un jeune précoce, d'un jeune déprimé, dans tous les cas d'un enfant qui a besoin d'aide. Ce n'est pas toujours un problème de compétences intellectuelles, bien au contraire ; il s'agit plutôt d'une question d'harmonie qui fait des "couacs"! leur chimie cérébrale en lien avec l'émotionnel ne fonctionne pas bien. Il y a des symptômes qui doivent alerter ; parfois l'écriture est l'unique avertisseur qui permet de découvrir d'autres indicateurs de mal être. Il est important aussi de prendre conscience qu'on ne les remet pas "en piste" en 1 mois ou 2... le travail est parfois long pour les remettre en route!

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De la trace écrite à la peinture à l'huile...

 

Tous les chemins pour accéder à un geste plus libre...

 

Qu'est-ce que cela veut dire :  être dysgraphique??


Mon cheminement prend racine dans mon expérience de "graphothérapeute-clinicienne" à travers l'approche quotidienne du corps de mes jeunes patients qui souffrent de mal écrire.Tout comme l'écriture, la peinture passe aussi par le corps ; du regard à la main.

Je peins depuis que je suis enfant, attirée par les traces de toutes sortes : traces d'écriture, de dessin, de pastels, d'aquarelles ou d'encres.

C'est à travers un dédale d'expériences personnelles et thérapeutiques que je me suis "lancée".
Ma démarche est celle d'une promeneuse solitaire qui s'émerveille des paysages de mer : de Bretagne, d'outre-mer ou d'ailleurs.                                    

Le Finistère Nord est mon terrain de jeu, ma boîte de couleurs : de Brest à Carantec, de Morgat aux Abers, de Brignogan à Roscoff ; c'est là que je me ressource et découvre toujours de nouvelles teintes, de nouvelles lumières comme si je les découvrais pour la première fois.
Regarder est si difficile...

 

J'ai créé ce blog pour partager mes réflexions et des instants de ma vie de thérapeute et de peintre.

Quoi qu'il arrive, penser que nous sommes toujours en transition, en devenir, pourrait nous fournir une capacité à rebondir extraordinaire.

"Etre créatif, c'est avoir le sentiment que la vie vaut la peine d'être vécue" (D.Winicott)

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à maux couverts

Cette page -référencée- dans les articles vous permet de poser des questions sur tout ce qui de près ou de loin a trait à l'écriture : apprentissage dès le cp, problèmes rencontrés, tous les "dys" : dysgraphie, dyspraxie, dysorthographie, dyslexie ; les troubles de l'écriture : écriture trop lente, illisible, saccadée, sale avec des ratures, des lettres oubliées, écriture trop grosse, trop petite, etc...

Il vous suffit d'ajouter un commentaire en bas de cette page.

Je vous répondrai dans la mesure de mes compétences.

N'hésitez pas à me faire part de vos interrogations, vos expériences personnelles, celle de vos enfants, de vos remarques concernant les sujets que j'évoque dans ce blog.

* Merci de ne pas faire de copier/coller de mes textes sur vos blogs. Demandez-moi!

* Toutes les vignettes cliniques parlent de patients "fictifs" bien sûr et de situations choisies sans lien particulier avec telle ou telle personne. Le travail thérapeutique est strictement confidentiel.

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